Apport énergétique et calcique dans l’alimentation des adolescents de la ville de Porto-Novo (République du Bénin)

La population d’étude est mixte et compte 120 élèves âgés de 14 à 18 ans résidant dans les quartiers Avakpa, Ouando, Djrado, Tokpota de Porto-Novo depuis plus de deux ans au moins.

Les apports en calcium sont en moyenne respectivement de 923 mg/j et 856 mg/j chez les garçons et les filles. Ces apports quotidiens alimentaires en calcium sont largement suffisants pour couvrir les besoins en calcium selon les normes (500 mg/j à 800 mg/j) recommandées par l’OMS et la FAO pour les adolescents qui ont plus besoin d’un apport calcique important pendant cette phase de la vie en vue d’assurer une ossification correcte et de prévenir à long terme l’ostéoporose dont souffrent souvent les personnes âgées.

La grande partie de calcium de l’alimentation est apportée par les poissons fumés ou séchés, les crustacés (crevettes, crabes), les légumes et les légumineuses notamment le niébé dont le pourcentage de consommation est élevé.

Les poissons et les légumes sont consommés par presque tous les sujets. Les crustacés sont consommés par 55.6 % tandis que le lait et les produits laitiers ne sont consommés que par 7,4 %.

Le régime alimentaire, basé en grande partie sur les produits halieutiques présente un rapport Calcium/Phosphore de 1,2 supérieur à 0,8 qui est le meilleur rapport pour l’absorption intestinale du calcium chez les adolescents.

Malgré ce bon régime chez les adolescents, la fréquence de la pathologie fracturaire et les retards de consolidation osseuse observés chez les sujets adultes de la région de Porto-Novo pose la question de la qualité du calcium consommé par ces individus.

Dansou, P., Akplogan, B., Avalla, C.O.W., 2000. Apport énergétique et calcique dans l’alimentation des adolescents de la ville de Porto-Novo (République du Bénin). Médecine d’Afrique Noire.

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Les évidences pour mieux décider pour le développement local

Presque toutes les municipalités sont conscientes de l’importance des évidences scientifiques dans la prise de décisions dans tous les secteurs de développement en particulier dans les secteurs de la santé et de l’alimentation et de la nutrition. Plus précisément, dans ce dernier secteur, les municipalités ont indiqué que les évidences sont utiles, mais pas toujours, notamment en cas d’intervention d’urgence ou lorsque les évidences disponibles sont inutilisables. Dans la pratique, les municipalités utilisent les données statistiques, les croyances, les connaissances endogènes, les opinions et les

directives politiques du gouvernement central. Pour obtenir des évidences, les autorités locales se tournent vers les organisations de la société civile, les hôpitaux, l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique et les partenaires techniques et financiers, et rarement vers la communauté des chercheurs, même si ceux-ci sont théoriquement connus comme étant la source traditionnelle des évidences. L’étude recommande de renforcer la culture et le système d’utilisation des évidences par l’institutionnalisation, le renforcement des capacités et la mise en relation des producteurs et utilisateurs des évidences.

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