L’impact du développement socio-économique et du changement climatique sur la gestion de l’élevage au Bénin

La gestion de l’élevage est un secteur en évolution rapide dans les pays en développement en raison de l’augmentation de la demande de produits animaux et l’évolution de la disponibilité des ressources communes.

Cette étude vise à contribuer à et approfondir la compréhension générale de la gestion de l’élevage au Bénin et ses évolutions possibles afin de profiter du potentiel du secteur.

Pour identifier de futures voies possibles de développement, des théories de développement agricole, expériences dans d’autres pays en développement, et les résultats de l’enquête d’experts concernant les tendances futures ont été utilisés.

La faible productivité s’accompagne par une motivation polyvalente pour l’élevage qui n’est pas seulement axée sur le revenu.

L’enquête révèle que le problème majeur de la production est l’offre inadéquate et insuffisante de fourrage, et le comportement des éleveurs sur le marché diffère selon les régions. Aussi, la croissance démographique a-t-elle un plus grand impact sur le secteur de l’élevage au Bénin que d’augmenter les revenus.

Les changements en fonction de l’emplacement géographique des espèces, l’intensité des intrants et une orientation plus élevée du marché au cours du développement doivent être attendus, comme on l’a vu dans d’autres pays en développement.

Les résultats de BenIMPACT confirment l’importance et la nécessité des ressources naturelles et la pertinence de la rareté croissante des terres.

Même si ce dernier aspect pourrait être une incitation à établir une production animale (semi-)intensive, le modèle indique que des coûts non identifiés interdisent actuellement la production semi-intensive.

Par ailleurs, le modèle du secteur agricole révèle que différentes mesures de conservation des forêts imposent différentes conséquences régionales sur la répartition du bétail et les revenus.

En général, la gestion du bétail sera plus différenciée à l’avenir selon la région et l’intensité des intrants en raison des avantages comparatifs régionaux.

Citation :

Gruber, I., 2008. The impact of socio-economic development and climate change on livestock management in Benin. Rheinischen Friedrich-Wilhelms-Universitat.

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Problèmes de sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne : la recherche opérationnelle comme outil d’analyse

Les politiques, dans le domaine de la sécurité alimentaire, font partie des causes en Afrique de la stagnation de la croissance agricole.

Le développement agricole et la sécurité alimentaire sont des phénomènes complexes et sont fonction des facteurs climatiques, environnementaux, sociaux et économiques. Ces facteurs jouent un rôle à différents niveaux avec une forte possibilité d’interdépendance.

Une « approche systémique » peut aider à démêler tous les facteurs qui influencent les décisions des agriculteurs et clarifier leurs interrelations, établir un cadre de référence comme base pour les modèles de recherche opérationnelle à développer et diriger le processus étape par étape de construction de modèles de recherche opérationnelle et de discussion résultats préliminaires.

En raison de l’incertitude des précipitations au Bénin, l’adoption d’un paquet flexible de cultures et de technologies agricoles est préférable à une forte dépendance au coton comme seule principale culture de rente.

Les résultats de l’utilisation des modèles de recherche opérationnelle ne fournissent pas un modèle de stratégie pour résoudre les problèmes des agriculteurs. Loin de là, les modèles de recherche opérationnelle constituent un outil d’analyse, par lequel la logique des stratégies réelles des agriculteurs et la faisabilité de l’adoption de nouvelles technologies peut être mieux comprise. Néanmoins, les études peuvent renforcer la base de l’élaboration des politiques.

La contribution de l’utilisation des modèles de recherche opérationnelle peut cependant être importante, si les activités de modélisation sont intégrées dans une approche interdisciplinaire en interaction entre agriculteurs, les décideurs politiques au niveau local et les chercheurs.

Citation:

Schweigman, C., 2008. Food security problems in sub-Saharan Africa : Operations Research as a tool of analysis. Int. Trans. Oper. Res. 15, 173–193.

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Diffusion des cultures vivrières à bénéfices nutritionnels : Adoption et désadoption du soja au Togo et au Bénin

Cent trente-cinq (135) ménages dont 39 à Koudogou (Bénin) et 96 à Warengo (Togo) sont enquêtés dans cette étude.

L’analyse des déterminants de l’adoption et de la désadoption permet de mieux comprendre les facteurs qui influencent la culture de plantes alimentaires promues pour leurs avantages nutritionnels.

Les ménages qui cultivent du soja pendant de nombreuses années et sur plus de terres sont plus susceptibles de continuer à cultiver cette plante.

Seul les hommes décident de l’utilisation des terres agricoles et sont responsables des cultures de rente, tandis que les femmes sont responsables des cultures vivrières non céréalières. Les femmes sont majoritairement décideurs de technologies nutritionnelles.

Considération des ménages à rester fidèles à la nouvelle technologie après l’effort de promotion initial.

Existence  d’une importante de littérature sur les facteurs qui influençant les décisions des ménages d’adopter de nouvelles technologies agricoles présentant des avantages économiques ou environnementaux.

Adoption d’une vision désagrégée de l’adoption des technologies par les chercheurs et les agents de vulgarisation rurale.

L’adoption de la culture du soja n’est qu’une étape dans la lutte contre la malnutrition protéique dans la région.

Déterminer qui consomme réellement quelles quantités de produits à base de soja est une prochaine étape importante dans l’évaluation des avantages du soja pour la santé dans les régions rurales d’Afrique de l’Ouest.

Citation :  Wendland, K. J., Sills, E. O., 2008. Dissemination of food crops with nutritional benefits: Adoption and disadoption of soybeans in Togo and Benin.  Natural Resources Forum. 32, 39–52.

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