Inventaire, description et analyse des engins et techniques de pêche utilisés dans le lac Ahémé et ses chenaux, face à la loi sur la pêche au Bénin (Afrique de l’Ouest)

La pêche est une source alimentaire importante au Bénin, mais toutes les techniques de pêche ne prennent pas en compte l’environnement et la reproduction des espèces aquatiques.

La configuration et la profondeur de l’eau sont des paramètres qui déterminent les engins et les techniques de pêche utilisés.

Les engins et techniques de pêche inventoriés comprennent les filets coniques Gbagbaloulou, les lignes, les casiers, les acadjas et les barrages pièges (Xhas), classés en 12 engrenages et 02 techniques dont 86% de constantes et 14% d’accessoires.

Les engins et techniques de pêche utilisés ne permettent pas une gestion rationnelle et durable des ressources halieutiques. Face aux dégâts qu’occasionnent les acadjas, Xhas, les gbagbaloulou, le Gouvernement a procédé à leur élimination systématique.

L’élevage d’escargots a été initié comme activité alternative pour diversifier les activités des pêcheurs.

Citation :

Viaho, C.C., Adandedjan, D., Montcho, S. A., Gbedey, M.N., Laleye, P.A., 2021. World Journal of Advanced Research and Reviews 12(01), 401–430.

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Impact de l’exploitation du sable fluvio-lagunaire sur la qualité physico-chimique de l’eau des écosystèmes aquatiques du sud-Bénin

L’étude de la qualité physico-chimique de l’eau vise une connaissance des risques écologiques que l’activité d’extraction du sable peut engendrer sur l’environnement et ses ressources.

Les stations draguées présentent des profondeurs élevées dues à l’implantation d’une drague pompeuse au niveau de ces stations pour extraire du sable. Les valeurs de transparences ou de turbidité en stations draguées sont élevées. Ces milieux présentent des caractéristiques des eaux bien oxygénées qui pourraient être favorables avec le temps, gage d’un bon développement des espèces aquatiques.

Les températures sont relativement élevées dans les stations non draguées dues aux faibles profondeurs de ces milieux qui ne favorisent pas la diffusion du rayonnement solaire une fois en contact avec l’eau. Ces stations présentent aussi des eaux fortement minéralisées avec une pollution azotée. Les milieux non dragués sont caractérisés par de faibles valeurs de transparence causées par le transfert de sédiments vers les cours d’eau.

Ces résultats constituent des bases solides pour la mise en place d’un plan de gestion durable des écosystèmes aquatiques dragués du sud-Bénin.

Citation :

Lalèyè, K.R., Agadjihouèdé ,H., Lédéroun ,D., Houélomè ,T. A., Chikou ,A.,  Lalèyè ,A.P. , 2022. Impact de l’exploitation du sable fluvio-lagunaire sur la qualité physico-chimique de l’eau des écosystèmes aquatiques du sud-Bénin. Biotechnol. Agron. Soc. Environ 26(2), 121-135.

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Existe-t-il une inadéquation des compétences et/ou des qualifications sur le marché du travail agricole au Bénin ?

Le taux de chômage des jeunes au Bénin est remarquablement bas mais avec une forte proportion de main d’œuvre sous employée.

Il y a une inadéquation entre les compétences des diplômés agricoles et la demande du marché du travail. Il existe un manque de compétences générales et numériques chez les établissements de formation agricole et une surqualification en compétences techniques des diplômés agricoles.

Seuls 2 % environ des diplômés de l’enseignement supérieur agricole et 6,38 % des titulaires d’un DEAT occupent un emploi sans rapport avec leur domaine d’études.

Les faiblesses remarquées dans les compétences générales des diplômés sont :  la faible compétences personnelle et d’apprentissage, la faible proactivité, la flexibilité et la résilience au stress pour les titulaires de BEAT, DEAT, Licence et Master.

Pour les titulaires de Doctorat, les faiblesses concernent le manque de compétences en la gestion des conflits, la planification et les compétences organisationnelles, et la résilience au stress.

Afin de pallier ces difficultés, il faudrait : (i) Doter les étudiants en agriculture du Bénin de compétences en recherche d’emploi en plus de compétences matérielles, générales et numériques pour les rendre plus compétitifs sur le marché du travail; (ii) Mettre régulièrement à jour les programmes d’éducation en fonction des besoins du marché du travail et (iii) Promouvoir la collaboration entre les employeurs et les établissements de formation agricole grâce au développement de plateformes de collaboration entre les employeurs et les établissements de formation agricole, et impliquer davantage les employeurs dans la conception, l’évaluation et l’innovation des programmes.

Citation:

Kaki, R. S., Gbedomon, R. C., Thoto, F. S., Houessou, D. M., Aoudji, A. K., Gandji, K., 2021. Are there any skills and/or qualifications mismatch in the agricultural labour market in Benin?.

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Caractéristiques socio-économiques des flottes de pêche opérant au Bénin, Afrique de l’Ouest

Le secteur de la pêche joue un rôle central dans l’économie locale et l’approvisionnement en protéines animales.

Les tentatives scientifiques pour caractériser le secteur de la pêche au Bénin sont limitées. Cette étude a utilisé les données primaires et secondaires de 2014 à 2018 pour caractériser les flottes de pêche et la diversité des espèces de poissons débarquées au Bénin.

Cinq flottes de pêche utilisant des engins différents ont été identifiées dans le pays. Il s’agit de (i) la Flotte Nationale Continentale Artisanale (FNCA), (ii) la Flotte Nationale Maritime Artisanale (FNMA), (iii) la Flotte Étrangère Maritime Artisanale (FEMA), (iv) la Flotte Industrielle Nationale (FIN) et (v) la Flotte Industrielle Étrangère (FIE).

La FNCA performe mieux en termes de volume de captures et de rendement économique, en raison du grand nombre de pêcheurs indigènes intéressés par cette flotte.

Dans les FNMA et FEMA, les pêcheurs font usage des lignes et des hameçons pour attraper les poissons démersaux et les sennes tournantes et filets maillants dérivants pour récolter des poissons pélagiques.

La FNCA cible uniquement des espèces de poissons d’eau douce. Les utilisateurs de cette flotte pratiquent leur activité tout au long de l’année en utilisant une myriade d’engins de pêche.

La FIN et la FIE ciblent des poissons démersaux et pélagiques, avec 7 et 15 unités enregistrées.

Parmi les flottes de pêche, quatre sont liées à la mer constituant 80% de la flotte totale du fait de l’installation de plusieurs entreprises de pêche chinoises et européennes bien équipées rendant le secteur plus mécanisé que le secteur industriel au Bénin.

Citation :

Montcho ,S.A., Gnansounou ,S.C., Chadare ,J.F., Salako ,K.V., Sohou,Z., Failler P.,Kakaï,R.G.,Assogbadjo,A.E., 2022. Academic journal 14(1), 1-14.

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Analyse du cycle de vie et évaluation nutritionnelle du maraîchage au sud du Bénin à travers le continuum de production

L’objectif de cette étude était d’analyser les impacts environnementaux à travers le continuum productif (c’est-à-dire la gamme de pratiques agricoles) du maraîchage dans le sud du Bénin afin de déterminer si des différences statistiquement significatives existent entre les types de production.

Les impacts environnementaux sont dominés par les émissions directes dues à la surfertilisation et par la consommation de carburant pour le pompage de l’eau.

Des différences statistiquement significatives entre les scores environnementaux ont été constatées entre les sites de production (pour la carotte, la laitue et toutes les cultures), et les types de production (pour la carotte et toutes les cultures).

Il a été constaté une absence de différences significatives entre les types de systèmes de production concernant les teneurs en β-carotène et en polyphénols.

Les indices nutritionnels suggèrent des différences marginales entre les types de systèmes de production concernant la valeur nutritionnelle globale de la carotte et de la tomate.

Pour la carotte, il semble y avoir une corrélation entre la qualité nutritionnelle et les impacts environnementaux, des scores nutritionnels plus élevés étant associés à des impacts environnementaux plus faibles. Par contre, pour la tomate, il ne semble pas exister de corrélation.

Les politiques publiques agricoles au Bénin pourraient bénéficier des résultats de cette étude en favorisant par exemple le développement (i) d’une irrigation moins énergivore, (ii) de plateformes de traitement des déchets organiques pour réduire les pertes par volatilisation, (iii) de connaissances sur la valeur fertilisante des déchets organiques et (iv) de services de vulgarisation agricole ou de guides techniques sur les bonnes pratiques agricoles pour réduire la surfertilisation et les autres impacts environnementaux négatifs.

Citation :
Avadí, A., Hodomihou, N. R., Amadji, G. L., & Feder, F., 2021. LCA and nutritional assessment of southern Benin market vegetable gardening across the production continuum. The International Journal of Life Cycle Assessment 26, 1977-1997.

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Typologie des résidus organiques attirant les mouches et leur utilisation dans le secteur agricole au sud du Bénin

L’utilisation de larves de mouches comme source de protéines pour la volaille et agent de biodégradation de substrats organiques tels que le fumier s’avère être une technologie prometteuse et innovante pour les agriculteurs pauvres en ressources.

L’étude visait à catégoriser les substrats organiques en fonction de leur capacité à attirer les mouches et à produire des larves de mouches, et à discuter de leur utilisation dans le domaine agricole au sud du Bénin.

La plupart des agriculteurs avaient des connaissances limitées sur l’utilisation des larves de mouches pour nourrir la volaille. Certains d’entre eux n’étaient pas conscients du rôle des larves de mouches dans la dégradation des substrats organiques.

Trois utilisations de ces substrats organiques ont été évoquées par les éleveurs : l’engrais organique, la production de larves de mouches et l’alimentation pour la volaille.

Les intestins d’animaux, les carcasses, le fumier de volaille, le fumier de porc ont été mentionnés comme des résidus animaux attirant les mouches et potentiellement adaptés à la production de larves de mouches.

Les résidus végétaux appropriés pour la production de larves de mouches comprenaient des sous-produits agro-artisanaux tels que le son de soja, le son de maïs et le son de sorgho ; malt de brasserie, papaye pourrie, écorce de mangue et banane pourrie.

L’étude suggère que ces différents types de substrats soient évalués pour leur adéquation à la production de larves de mouches et que la qualité des résidus issus de la dégradation par les larves de mouches soit évaluée dans une perspective de reconstitution de la fertilité des sols.

Citation :

Bloukounon-Goubalan, A.Y., Saidou, A., Clottey, V., Chrysostome, C.A.A.M., Kenis, M., Mensah, G.A., 2017. Typology of organic residues attracting flies and their utilization in the agricultural sector in southern Benin. Int. J. Biol. Chem. Sci. 11, 2560–2572.

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Analyse socio-économique de la transformation Pachyrhizus erosus (L.) Urb. tubercules en gari au Bénin

Pachyrhizus erosus est une légumineuse qui produit des tubercules riches en nutriments (protéines, fer, zinc, etc.) qui sont utilisés dans divers types de transformation des aliments.

L’objectif de cette étude était d’analyser les producteurs et perception des transformateurs concernant la transformation des tubercules de P. erosus en gari dans des conditions à la ferme et sa rentabilité.

Les résultats ont montré que le gari mélangé avec 50 % de P. erosus était hautement apprécié en raison de sa plus grande capacité de fermentation que le gari de manioc.

L’analyse de sensibilité a révélé que lorsque le rendement du gari à base de P. erosus a augmenté de 30%, les transformateurs ont réalisé un profit de 25% du coût d’investissement.

Le traitement de P. erosus est bénéfique pour les transformateurs et les consommateurs l’apprécient plus que le gari de manioc.

Des analyses de sensibilité ont montré qu’une augmentation du rendement du gari mixte de 50% P. erosus améliore le profit des transformateurs, donnant aux producteurs la possibilité de réduire les ventes en prix unitaires et ainsi améliorer la qualité marchande.

La recherche sur la transformation du gari devrait donc être dirigé vers d’autres variétés à tubercules contenant moins d’eau.

Le gouvernement du Bénin doit promouvoir cette culture afin de nourrir sa population.

Citation :

Adegbola, P.Y., Padonou, S.W., Houessionon, P., Adjovi, N.A., Houssou, P., Ahouignan, S., Olou, D., Ahounou, J.L., Hell, K., Thiele, G., Fandohan, P., Mensah, G.A., 2015. Socio-economic analysis of processing Pachyrhizus erosus ( L .) Urb . tubers into gari in Benin. Int. J. Biol. Chem. Sci. 9, 2030–2040.

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Demande saisonnière en eau dans l’agriculture béninoise

Les données statistiques officielles concernant les quantités d’eau ainsi que les connaissances sur les facteurs influençant la demande en eau sont extrêmement rares et révèlent souvent des tendances nationales sans tenir compte des régions ou des différences locales.

L’approvisionnement en eau en termes absolus semble être suffisant au Bénin mais des problèmes d’eau saisonniers surviennent à la fois dans l’irrigation, l’agriculture et dans la gestion du bétail.

Les problèmes d’eau saisonniers qui se posent ne sont pas la conséquence d’une pénurie générale d’eau mais plutôt liés à trois problèmes majeurs. Ces problèmes découlent des difficultés d’équipement technique et de moyens financiers des agriculteurs, des spécificités locales conditions influençant l’accès aux sources d’eau et l’extraction des eaux souterraines, et troisièmement de la faible structure organisationnelle globale de gestion de l’eau.

Les différences régionales ainsi qu’une amélioration générale des connaissances sur de meilleures structures de gestion, le savoir-faire technique et l’accès au crédit pour les agriculteurs doit être pris en compte dans les stratégies nationales afin d’améliorer l’utilisation de l’eau agricole au Bénin.

La disponibilité de l’eau et la fiabilité de l’agriculture pourraient être sensiblement améliorées réduisant les impacts saisonniers sur la production des agriculteurs et ainsi stabiliser leurs revenus.

Les systèmes d’irrigation urbains et périurbains, ainsi que les systèmes d’irrigation à grande échelle ne sont pas bien organisés. Leur importance peut être soulignée par les expériences passées qui démontrent que ces systèmes ont des moyens financiers et technologiques adéquats, mais étaient plus susceptible d’échouer sans aide extérieure.

Il est recommandé aux décideurs de considérer de près le secteur agricole au Bénin en raison de son potentiel de développement et sa nécessité vis-à-vis de la croissance démographique.

Cependant, le potentiel pour le développement général et la sécurité alimentaire ne tient vrai si les obstacles de l’utilisation saisonnière de l’eau dans l’agriculture, comme pour l’irrigation et la demande en eau pour le bétail sont bien pris en compte.

Citation :

Gruber, I., Kloos, J., Schopp, M., 2009. Seasonal water demand in Benin ’ s agriculture. J. Environ. Manage. 90, 196–205.

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Impact de la salinité sur la production de tomate le long des zones côtières de la République du Bénin

La tomate est le légume le plus cultivé au Bénin. C’est une importante source de revenus qui contribue fortement à la réduction de la pauvreté au Sud du Bénin.

15 variétés de tomates ont été répertoriées dans la zone d’étude avec le nombre le plus élevé à Avlékété (7) et le plus faible à Djègbadji et Grand-Popo.

La salinité provoque des conditions défavorables qui restreignent la production végétale normale. Les facteurs qui contribuent de manière significative à la salinité étaient la salinité du sol, la brise humide de la marée haute en particulier entre juin et août et l’arrosage direct des cultures avec de l’eau salée.

Besoins d’accès au crédit agricole

La salinité dans les zones côtières du Bénin a affecté la croissance de la tomate, la longueur des feuilles et le nombre de feuilles, ce qui a réduit les rendements et dans les cas graves, le rendement total a été perdu.

Présence d’une grande variabilité dans la hauteur des plants, les feuilles, la qualité de la tomate, le rendement et la sensibilité aux stress environnementaux (salinité, inondations etc.) des variétés de tomates étudiées

Trois variétés, aclinkon, petomèche et sonafel, étaient modérément tolérantes à la salinité parmi les 15 variétés recensées. La hauteur des plants, le rendement et la qualité de la tomate ont été sérieusement affectés dans ces zones.

Développement de nouvelles variétés de tomates comme mesure d’adaptation pour surmonter les effets néfastes du changement climatique sur la production agricole

Citation:

Ezin, V., Yabi, I., Ahanchede, A., 2012. Impact of salinity on the production of tomato along the coastal areas of Benin Republic. African J. Environ. Sci. Technol. 6, 214–223.

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Risque environnemental élevé et faible rendement des jardins de tomates urbains au Bénin

L’agriculture urbaine détient le plus de potentiel pour nourrir une population croissante, lutter contre la pauvreté urbaine et assurer la sécurité alimentaire.

Grande variabilité des rendements expliquée par des pratiques agricoles non optimales conduisant à de graves dommages causés par les parasites.

Application systématique des insecticides par les agriculteurs contrairement à leur utilisation occasionnelle pour le contrôle des maladies et des nématodes.

Helicoverpa armigera également appelé « ver de la capsule du cotonnier » est le principal ravageur de la tomate du jardin urbain et sensible aux pyréthroïdes.

Difficulté des agriculteurs à identifier des ravageurs avec pour corolaire, un choix inadéquat des insecticides avec une faible efficacité.

Risque élevé de perte entière de la récolte malgré les nombreux traitements d’insecticides lors d’une attaque précoce de Tetranychus evansi.

Difficultés des agriculteurs à distinguer les maladies fongiques et bactériennes à partir de symptômes de virus tels que la cloque jaune de la tomate, virus transmis par l’aleurode Bemisia tabaci, entraînant à nouveau un choix inadéquat et une faible efficacité des produits.

Pratiques de lutte antiparasitaire susceptibles de résulter d’un manque de connaissances et de soutien technique. Il existe une corrélation entre la pression foncière des cultures et le niveau d’intensification des pratiques de fertilisation.

Gestion de l’irrigation particulièrement intensive (pas optimale) avec des quantités élevées et variables des apports d’eau conduisant à des consommations de carburant importantes et variables (la plupart des types de systèmes de culture utilisant des pompes).

Mauvaises pratiques et risques élevés pour la santé et l’environnement dans la production urbaine de tomates

Citation:

Perrin, A., Basset-mens, C., Huat, J., Yehouessi, W., 2015. High environmental risk and low yield of urban tomato gardens in Benin. Agron. Sustain. Dev. 35, 305–315.

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