Réponse du niébé et du soja à P et K sur sols de terre de barre au sud du Bénin

Une bonne croissance des légumineuses à grains contribue à la sécurité alimentaire et à la protection de l’environnement, mais cela peut nécessiter des apports en nutriments.

Une activité de développement technologique participative a exploré de 1998 à 2000 les réponses du niébé (Vigna unguiculata) et le soja (Glycine max (L.) Merr.) aux amendements de sol inorganiques (P et K) sur des sols de terre de barre avec différents niveaux de dégradation au sud du Bénin.

Adingnigon, sur le plateau d’Abomey, représente un niveau de dégradation sévère, tandis que Hayakpa, sur le plateau d’Allada, est encore relativement peu dégradé.

Les réponses du niébé et du soja à P et K ont été généralement significatif sur un site relativement peu dégradé (Hayakpa) et un site fortement dégradé (Adingnigon).

L’application subséquente de K a encore augmenté les rendements en grains (environ 100 kg/ha) mais toujours pas jusqu’au potentiel de rendement du niébé.

Il ressort clairement de cette étude que (i) les intrants P et K sont nécessaires pour les légumineuses même sur des sols de terre de barre relativement non dégradés et (ii) les engrais inorganiques seuls ne raviveront pas les sols fortement dégradés des sols des plateaux de terre de barre au sud du Bénin.

Les recherches futures se concentreront sur la détermination de l’effet résiduel des substances inorganiques et amendements organiques et déterminer la réponse à des taux plus faibles d’amendement organique. D’autres sources de la matière organique sera recherchée et testée, notamment la portée d’A. auriculiformis.

Citation :

Carsky, R.J., 2003. Response of cowpea and soybean to P and K on terre de barre soils in southern Bénin. Agric. Ecosyst. Environ. 100, 241–249.

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Évaluation de la diversité du manioc (Manihot esculenta Crantz), de la perte des variétés locales et des critères de préférence des agriculteurs dans le sud du Bénin à l’aide d’une approche participative des agriculteurs.

Le manioc (Manihot esculenta Crantz) est l’une des cultures vivrières les plus produites et consommées en République du Bénin.

Environ 11 contraintes de production ont été listées par les agriculteurs, et les plus importantes étaient la faible productivité, la faible capacité de stockage souterrain des racines de certains cultivars, les maladies virales (mosaïque du manioc), la sensibilité à une forte humidité du sol, et le manque de cultivars à maturation précoce, qui représentaient ensemble 68,02 % du total des réponses.

125 variétés locales existantes ont été enregistré au nombre desquels 59 cultivars élites (cultivés par de nombreux ménages et sur de grandes surfaces) ont été identifiés et ensuite regroupés en 23 catégories en fonction de leurs caractéristiques agronomiques, technologiques et culinaires.

Les caractérisations agro-morphologiques et moléculaires sont également recommandées pour clarifier les erreurs de désignation et l’identification variétale.

Dans le cadre de la diversité existante, le choix ou les préférences des cultivars sont basés sur 22 critères culinaires, technologiques, agronomiques et économiques et leur importance varie selon les départements. Parmi ces critères, les plus importants sont la productivité élevée, la bonne qualité du gari, la maturité précoce et la bonne friabilité, qui représentent ensemble 48,12 % du total des réponses.

Dans la plupart des villages, la perception des agriculteurs de la perte de cultivars était basée sur l’abandon de certains cultivars en raison de leurs mauvaises caractéristiques agronomiques (69,12 % des réponses) et culinaires et/ou technologiques (30,88 % des réponses).

Agre, A.P., Bhattacharjee, R., Dansi, A., Becerra Lopez-Lavalle, L.A., Dansi, M., Sanni, A., 2015. Assessment of cassava (Manihot esculenta Crantz) diversity, loss of landraces and farmers preference criteria in southern Benin using farmers’ participatory approach. Genetic Resources and Crop Evolution 2015 64:2 64, 307–320.

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Améliorer les pratiques endogènes de culture-élevage des petits agriculteurs dans les zones rurales, périurbaines et urbaines du Bénin

Les systèmes traditionnels de culture et d’élevage utilisés dans les zones rurales, périurbaines et les zones urbaines du Bénin pour leur amélioration ont été décrits avec l’identification et la caractérisation de trois niveaux d’intégration à savoir : pas d’intégration (NI, 36 %), intégration partielle (PI, 55%) et intégration totale (TI, 9%).

En zone rurale, les agriculteurs peuvent étendre leur élevage de bétail à une plus grande taille. Disponibilité de plus de fumier pour la production des cultures et résidus de produits issus des récoltes valorisés dans l’alimentation animale.

La stabilité du bétail sur le terrain permet une meilleure utilisation de résidus et d’excréments, et de limiter les pertes d’éléments nutritifs lors du déplacement des animaux.

En région périurbaine, le lien entre l’agriculture et l’élevage dans le sens d’une intégration complète est faible.

Les agriculteurs périurbains, avec une faible disponibilité de la terre, peuvent insérer la culture fourragère dans leurs stratégies culturales et étendre la production de petits ruminants pour la valorisation des résidus et du fumier.

L’intégration peut être améliorée grâce à l’utilisation de sous-produits d’ananas dans l’alimentation des porcs.

En milieu urbain, l’élevage de porcin peut être un atout pour l’utilisation des résidus de légumes et l’augmentation des engrais bio.

La promotion de l’intégration peut se faire par une meilleure adéquation des systèmes de production à valoriser les résidus de récolte et le fumier disponibles.

Nécessité de mettre l’accent par la recherche sur des liens économiques pour la description de système intégré de culture-élevage.

Ivan, K.B., Houinsou, D., Vissoh, P., Houndonougbo, F., Houinato, M., 2015. Improving small-scale farmers ’ endogenous crop-livestock practices in rural , peri-urban , and urban areas of Benin. J. Anim. Plant Sci. 25, 3814–3826.

NB: Ce document a été originalement publié en Anglais sous le titre « Improving small-scale farmers’ endogenous crop-livestock practices in rural, peri-urban, and urban areas of Benin»

 

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Le rôle de la perception du risque dans les décisions de mobilité des enfants en Afrique de l’Ouest, preuves empiriques du Bénin

La mobilité des enfants sert de stratégie de gestion des risques sociaux pour les personnes vulnérables et non assurées dans les ménages ruraux

Si la perception du risque futur prédit en effet également les déplacements d’enfants à haut risque, alors des filets de sécurité sociale prévisibles devraient être une réponse politique adéquate.

Le lien entre l’insécurité alimentaire perçue et la mobilité des enfants semble indiscutable bien que les origines du risque perçu ne sont pas tout à fait clairs

La participation scolaire et la mobilité des enfants semblent être associées avec différents facteurs. En fait, la mobilité des enfants semble liée à d’autres mécanismes que d’autres couramment mesurés pour les résultats de l’enfant.

Au Bénin, en milieu rural, la perception du risque des chefs de ménage importe à la décision d’autoriser ou d’encourager les enfants à quitter ou à continuer à s’éloigner du foyer. En réalité, plus ils s’inquiètent de ne pouvoir subvenir aux besoins nutritionnels de leur famille plus les enfants sont susceptibles de quitter le foyer pour vivre ailleurs.

La prévision est importante pour obtenir l’effet souhaité des interventions de protection sociale sur le risque de mobilité des enfants.

La mobilité est considérée comme un problème multiforme, et non comme un phénomène qui devrait être arrêté sans discernement.

Pour réduire la mobilité des enfants, une approche de politique sociale est susceptible d’avoir un impact disproportionné sur les plus vulnérables types de mobilité, tout en continuant à permettre les aspects des pratiques traditionnelles de placement d’enfants existant sans ingérence.

Kielland, A., 2016. The Role of Risk Perception in Child Mobility Decisions in West Africa , Empirical Evidence From Benin. World Dev. 83, 312–324.

NB : Ce document a été originalement publié en Anglais sur le titre «The Role of Risk Perception in Child Mobility Decisions in West Africa, Empirical Evidence From Benin »

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