Relation entre les pratiques de gestion, l’infection fongique et l’aflatoxine du maïs stocké au Bénin

Le lien entre les pratiques de pré-récolte et de récolte et qualité post-récolte du maïs au Bénin (Afrique de l’Ouest) a été étudié de 1993 à 1995.

Les niveaux d’infection fongique et d’aflatoxine ont été évalués dans 300 magasins d’agriculteurs dans quatre zones agro-écologiques au début du stockage (échantillon A) et 6 mois plus tard (échantillon B).

Aspergillus flavus ont infecté de 10 à 20 % des grains de l’échantillon A (1993-1994) contrairement à l’échantillon B où les grains étaient infectés par A. flavus de 54 à 79 %.

Mais, en 1994-1995, l’infection à A. flavus a été plus élevé dans l’échantillon A (27 à 47 %) que dans l’échantillon B (8 à 26 %).

Les espèces Fusarium ont été trouvées dans 38 à 58 % des grains de l’échantillon pendant les deux années, mais a légèrement diminué à 29–51 % dans l’échantillon B.

Des effets agroécozonaux significatifs existaient dans les échantillonnages, mais n’étaient pas cohérents entre les échantillonnages et les années.

Les facteurs associés avec une augmentation de l’aflatoxine étaient : la plantation de variétés locales de maïs au sud du Bénin, en association avec le niébé, arachide ou manioc, l’utilisation d’engrais à base d’urée, les dommages créés aux maïs au champ, récolte prolongée, période de séchage long sur le terrain, et le vannage.

Des pratiques qui conduisent à une contamination réduite par les aflatoxines étaient : la plantation de variétés améliorées au nord du Bénin, cultures mixtes avec des légumes, l’utilisation d’engrais NPK, le séchage de la récolte des épis (sans l’enveloppe) pendant 60 à 90 jours, le tri des oreilles de mauvaise qualité.

Il est nécessaire de développer des paquets de technologies de pratiques de gestion efficace du stock de maïs.

Citation :

Hell, K., Cardwell, K.F., Poehling, H., 2003. Relationship between Management Practices , Fungal Infection and Aflatoxin for Stored Maize in Benin. J. Phytopathol. 698, 690–698.

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Diversité Variétale, Qualité Et Utilisation Du Maïs (Zea Mays) En Afrique De l’Ouest : Revue Critique

Une vingtaine de variétés de maïs sont cultivées au Bénin et dans la sous-région.

La production est passée de 230 000 tonnes au début des années 70 à plus de 1 345820 tonnes en 2013 au Bénin.

Les variétés cultivées sont classées en se référant entre autres à la forme, la couleur des grains (blanc et jaune) et à la durée de leur cycle végétatif.

Les variétés la plus productive sont TZPB SR-W avec un rendement de 5 à 6 T/Ha, et celles les moins productives sont 2000 SYN EE et TZEE-W avec 2 à 3 T/Ha.

Selon les producteurs, on distingue les variétés à cycle extra précoce (75 jours), les variétés à cycle précoce (90 jours), les variétés à cycle intermédiaire (110 jours) et les variétés à cycle tardif (120 jours et plus).

Les différentes variétés contiennent des teneurs variables en amidon (64 -78%), en matières grasses (4 – 6%), en protéines (7 – 12%), en fibres brutes (2 – 2,5%), en cendres (1 – 1,5%) et en sucres (1 – 3%). Les principaux sels minéraux du maïs sont le potassium (324,8 – 344 mg /100g), le magnésium (107,9 – 115 mg/100g) et le phosphore (99,6 – 276 mg/100g).

Les acides aminés majeurs du maïs sont la leucine l’isoleucine, le tryptophane et la valine tous contenus dans le germe.

Nécessité de faire le point des variétés cultivées dans la sous-région, de les comparer sur les plans nutritionnel et technologique en vue de déterminer les actions futures à entreprendre.

Citation :  Semassa, A. J., Padonou, S.W., Anihouvi, V.B., Akissoé, N.H., Aly, D.,  Adjanohoun, A., Baba-Moussa, L., 2016. Diversité Variétale, Qualité Et Utilisation Du Maïs (Zea Mays) En Afrique De l’Ouest : Revue Critique. European Scientific Journal. 12 (18), 197 – 217.

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