Gestion durable des ressources génétiques animales pour améliorer la production animale à faible consommation d’intrants : Aperçu des bovins locaux béninois

La mauvaise gestion des ressources génétiques bovines affecte la production animale.

L’absence de stratégies d’élevage adéquates, d’enquêtes scientifiques et de soutiens politiques et financiers constitue une contrainte pour la production bovine.

 La rareté de l’assistance professionnelle dans le traitement des maladies augmente la résistance aux médicaments, augmente la mortalité dans les troupeaux de bovins et altère la qualité des produits bovins.

L’implication des éleveurs dans le développement et la mise en œuvre des activités de recherche est insuffisante.

Les stratégies appropriées de gestion doivent être basées sur les objectifs de sélection des agriculteurs.

L’adaptation des avancées récentes de l’informatique, des applications génomiques, et des analyses statistiques aux conditions locales aidera à évaluer le potentiel de ressources zoogénétiques et mettre en œuvre des schémas de sélection appropriés pour les systèmes de production locaux et contraintes environnementales.

Le renforcement des capacités scientifiques et techniques locales, l’implication effective des agriculteurs dans les études de recherche et les engagements politiques sont fondamentaux pour un progrès durable.

L’assistance des organisations régionales et internationales, ainsi que la collaboration avec des scientifiques ou des instituts de recherche internationaux, seraient très précieux.

Citation :

Vanvanhossou, S. F. U., Dossa, L. H., König, S., 2021. Sustainable Management of Animal Genetic Resources to Improve Low-Input Livestock Production: Insights into Local Beninese Cattle Populations. Sustainability 13(17), 9874.

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Comprendre les mécanismes d’accès et de gestion des machines agricoles au Bénin

Le manque d’interactions suffisantes entre les producteurs et les autres acteurs du système social constitue un obstacle à l’innovation.

Pour accéder aux machines, les producteurs et les transformateurs optent pour des stratégies comprenant une épargne régulière auprès d’une institution de microfinance ou d’un fournisseur de services ; le choix d’un champ où les machines agricoles peuvent être utilisées ; la réduction ou l’augmentation de la superficie des terres ; la redéfinition spatiale des cultures ; le choix de la spéculation ; la diversification agricole et la transformation des produits agricoles.

Les méthodes de gestion des machines agricoles préférées par les producteurs et les transformateurs comprennent la propriété collective, la prestation de services par le producteur ou son organisation et la propriété individuelle.

Pour améliorer les mécanismes d’accès et de gestion des machines agricoles au Bénin, il faudrait que :

(i) Les organisations paysannes au Bénin fournissent avec succès des services de mécanisation à leurs membres, ainsi que de bons rendements économiques avec un impact positif ultérieur sur leur statut social.

(ii) Les projets se concentrent sur la fourniture de services abordables et des baux aux petits exploitants pour un accès plus large aux machines agricoles.

(iii) Le gouvernement motive les producteurs en leur fournissant des incitations, des subventions pour la location de machines agricoles.

(iv) Promouvoir les centres de service pour faciliter l’accès à la réparation et à l’entretien des pièces de machines.

(v) Soutenir les programmes de vulgarisation pour éduquer les producteurs sur les avantages de l’utilisation de machines agricoles dans leurs activités agricoles.

Citation:

Hinnou, L. C., Obossou, E. A. R., Adjovi, N. R. A., 2022. Understanding the mechanisms of access and management of agricultural machinery in Benin. Scientific African 15.

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Impact de l’exploitation du sable fluvio-lagunaire sur la qualité physico-chimique de l’eau des écosystèmes aquatiques du sud-Bénin

L’étude de la qualité physico-chimique de l’eau vise une connaissance des risques écologiques que l’activité d’extraction du sable peut engendrer sur l’environnement et ses ressources.

Les stations draguées présentent des profondeurs élevées dues à l’implantation d’une drague pompeuse au niveau de ces stations pour extraire du sable. Les valeurs de transparences ou de turbidité en stations draguées sont élevées. Ces milieux présentent des caractéristiques des eaux bien oxygénées qui pourraient être favorables avec le temps, gage d’un bon développement des espèces aquatiques.

Les températures sont relativement élevées dans les stations non draguées dues aux faibles profondeurs de ces milieux qui ne favorisent pas la diffusion du rayonnement solaire une fois en contact avec l’eau. Ces stations présentent aussi des eaux fortement minéralisées avec une pollution azotée. Les milieux non dragués sont caractérisés par de faibles valeurs de transparence causées par le transfert de sédiments vers les cours d’eau.

Ces résultats constituent des bases solides pour la mise en place d’un plan de gestion durable des écosystèmes aquatiques dragués du sud-Bénin.

Citation :

Lalèyè, K.R., Agadjihouèdé ,H., Lédéroun ,D., Houélomè ,T. A., Chikou ,A.,  Lalèyè ,A.P. , 2022. Impact de l’exploitation du sable fluvio-lagunaire sur la qualité physico-chimique de l’eau des écosystèmes aquatiques du sud-Bénin. Biotechnol. Agron. Soc. Environ 26(2), 121-135.

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Facteurs expliquant les habitudes alimentaires des adolescentes en milieu urbain au Bénin : étude qualitative

L’adolescence est une période critique de croissance entre l’enfance et l’âge adulte exigeant des demandes plus élevées en énergie et en nutriments.

La présente étude a utilisé une approche socio-écologique pour analyser les facteurs personnels et environnementaux qui influencent les habitudes alimentaires des jeunes filles de 15 à 19 ans scolarisées en milieu urbain (Cotonou) au Bénin.

Les habitudes alimentaires saines des adolescentes sont caractérisées par l’influence de la famille et par l’accès à des aliments sains et leur disponibilité dans les cantines scolaires.

Les préférences pour les aliments sucrés (les biscuits, les chips, les bonbons), les connaissances diététiques insuffisantes, la pression des amis et le fait de vivre dans un environnement urbain sont des facteurs expliquant les choix alimentaires malsains des adolescentes.

Les adolescentes ont affirmé que les médias et réseaux sociaux influencent leurs habitudes alimentaires et les font consommer de nouveaux repas comme les crêpes.

Les interventions de promotion de la nutrition en milieu scolaire telles que l’éducation nutritionnelle, les changements dans la politique de l’école en matière de sécurité et les changements dans la disponibilité des aliments à l’école sont toutes des stratégies d’intervention nécessaires pour améliorer la nutrition et la santé des adolescentes.

Citation :

Mama Chabi, S., Fanou-Fogny, N., Nago Koukoubou, E., Deforche, B., Van Lippevelde, W., 2022. Factors Explaining Adolescent Girls’
Eating Habits in Urban Benin: A Qualitative Study. Adolescents, 2, 205–219.

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Analyse économique de la participation des jeunes à l’agripreneuriat au Bénin

La main d’œuvre constitue un élément capital dans la production agricole. Toutefois, un déficit de main d’œuvre s’observe du fait des perceptions négatives des jeunes de l’agriculture.

Le fait d’être un homme, d’avoir une grande famille et un grand nombre d’enfants encourageait les entrepreneurs à se lancer dans l’agro-industrie, tandis que l’âge, l’appartenance à un groupe, la capacité d’enregistrer une entreprise, l’accès à l’éducation formelle et à la formation à l’entrepreneuriat encourageaient les entrepreneurs à poursuivre des activités non agroalimentaires.

Les familles plus nombreuses étaient plus susceptibles de produire à la fois des cultures vivrières et des cultures commerciales.

La production de cultures de rente par les jeunes béninois était fortement motivée par l’accès au crédit financier et le fait d’être situé en milieu urbain.

L’agripreneuriat est rentable au Bénin.

Il serait nécessaire de promouvoir des programmes de développement axés sur le renforcement des capacités des jeunes en ce qui concerne les concepts et les compétences de l’esprit d’entreprise dans l’agriculture et des mesures visant à surmonter les défis liés aux différentes activités agro-industrielles.

Citation:
Akrong, R., Kotu, B. H., 2022. Economic analysis of youth participation in agripreneurship in Benin. Heliyon 8(1).

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Connaissance locale de la biodiversité agricole et des utilisations alimentaires des espèces végétales comestibles dans deux zones agroécologiques du sud du Bénin

Une enquête ethnobotanique a été réalisée pour documenter les espèces végétales comestibles utilisées par les personnes vivant dans deux zones agroécologiques (ZAE) du Bénin : ZAE 6 (Houéyogbé) et ZAE 8 (Bopa).

Il existe dans la zone d’étude 146 espèces de plantes comestibles appartenant à 46 familles botaniques.

La diversité des espèces de plantes comestibles était plus élevée dans la ZAE 8 que dans la ZAE 6. Cela pourrait être dû aux conditions environnementales plus favorables dans la ZAE 8 avec plusieurs cours d’eau et terres basses.

La diversité des plantes alimentaires cultivées est relativement plus élevée que celle des plantes alimentaires sauvages. La production végétale étant la principale activité dans la zone d’étude, cela facilitait l’accès physique aux espèces cultivées que sauvages.

Différentes parties de plantes sont utilisées par les populations locales, et les parties les plus fréquemment utilisées sont les légumes-feuilles, les fruits et les graines.

Le niveau de connaissance de la population sur l’utilisation alimentaire des plantes est plus faible dans la commune de Houéyogbé (ZAE 6) que dans la commune de Bopa (ZAE 8) en termes de diversité des familles botaniques, de richesse des espèces, d’utilisation des parties végétales et d’utilisations alimentaires spécifiques.

Les plantes alimentaires disponibles localement, en particulier les légumes à feuilles et les fruits, devraient être utilisé pour lutter contre les carences en micronutriments parmi les populations rurales vulnérables en général, les enfants et les femmes en particulier.

Citation:

Koukou, E., Hounkpatin, W. A., Sounouke, C. V. D. P., Ntandou-Bouzitou, G., Termote, C. , 2022.Local knowledge of agricultural biodiversity and food uses of edible plant species in two agroecological zones of southern Benin. Ethnobotany Research and Applications, ethnobotanyjournal 23, 1-22.

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Connaissances endogènes sur les pratiques de valorisation de Blighia sapida (Koenig) (Sapindaceae) au Benin

Les ressources forestières alimentaires désignées sous le vocable de PFNLs (Produits Forestiers Non Ligneux) dont Blighia sapida jouent un rôle important dans l’amélioration de la sécurité alimentaire.

Des données ont été collectées auprès de 863 ménages répartis dans différents phyto-districts du Bénin afin de connaître les techniques locales de stockage, transformation et conditionnement des arilles du fruit de Blighia sapida ainsi que le mode d’utilisation des sous-produits dérivés.

Blighia sapida est une espèce à usages multiples et très bien exploitée par les communautés locales du Bénin. Elle fournit divers produits et services utiles à l’homme sur le plan alimentaire (arille), médicinal (feuille, écorce, racine), cosmétique (graine et coque du fruit), fertilisant (graine), pêche (graine et coque).
Les communautés du Sud Bénin préfèrent le séchage des arilles au soleil suivi d’une conservation pour une durée inférieure à un mois. Celles du centre préfèrent le séchage des arilles au soleil suivi d’une conservation pour une période beaucoup plus longue (trois mois environ).

L’arille a une forte teneur en lipides et semble être adéquat pour une alternative à l’usage des margarines animales, il pourrait donc être recommandé pour les agro-industries. Il est transformé en farine, tartine, frit afin de les incorporer dans les plats de résistance (déjeuner ou dîner) ou en vin utilisé sous forme de boisson alcoolisée.

La concrétisation des savoirs locaux sur les arilles du fruit a permis à la population de mettre au point les pratiques de valorisation suivantes :
i. L’arille fraîchement récolté est très hydraté ; d’où il a été identifié le séchage au soleil comme pratique principale de conservation des arilles sur une longue durée (9 à 12 mois) ;
ii. La transformation des arilles en farine, frites, tartine ou en vin utilisé sous forme de boisson alcoolisée constitue un moyen de valorisation locale de B. . Les sous-produits dérivés de cette transformation pourraient être considérés comme une source d’alternative de provision alimentaire et économique importante pour la vie des populations rurales.
iii. L’identification du matériel de conditionnement (sachet et bouteille) comme un facteur influençant la commercialisation des arilles et de sa farine a été observée au sud du Bénin contrairement au nord du pays où les arilles sont vendus en tas moyennant quelques pièces de monnaie.

Pour valoriser cette espèce, il faudrait :
a. Renforcer les communautés sur des techniques modernes de conservation et de transformation des fruits et une implication de l’industrie agroalimentaire pour exploiter les potentialités nutritionnelles et économiques de cette espèce.
b. Mettre en place des parcs agroforestiers au Bénin comme c’est le cas des autres espèces à haute valeur ajoutée.

Citation:
Ndiaye, M., Agoyi ,E.E., Assogbadjo ,A.E., Dieng, B., Noba, K., 2022. Connaissances endogènes sur les pratiques de valorisation de Blighia sapida (Koenig)(Sapindaceae) au Benin. Journal of Applied Biosciences 173(1), 18002-18015.

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Existe-t-il une inadéquation des compétences et/ou des qualifications sur le marché du travail agricole au Bénin ?

Le taux de chômage des jeunes au Bénin est remarquablement bas mais avec une forte proportion de main d’œuvre sous employée.

Il y a une inadéquation entre les compétences des diplômés agricoles et la demande du marché du travail. Il existe un manque de compétences générales et numériques chez les établissements de formation agricole et une surqualification en compétences techniques des diplômés agricoles.

Seuls 2 % environ des diplômés de l’enseignement supérieur agricole et 6,38 % des titulaires d’un DEAT occupent un emploi sans rapport avec leur domaine d’études.

Les faiblesses remarquées dans les compétences générales des diplômés sont :  la faible compétences personnelle et d’apprentissage, la faible proactivité, la flexibilité et la résilience au stress pour les titulaires de BEAT, DEAT, Licence et Master.

Pour les titulaires de Doctorat, les faiblesses concernent le manque de compétences en la gestion des conflits, la planification et les compétences organisationnelles, et la résilience au stress.

Afin de pallier ces difficultés, il faudrait : (i) Doter les étudiants en agriculture du Bénin de compétences en recherche d’emploi en plus de compétences matérielles, générales et numériques pour les rendre plus compétitifs sur le marché du travail; (ii) Mettre régulièrement à jour les programmes d’éducation en fonction des besoins du marché du travail et (iii) Promouvoir la collaboration entre les employeurs et les établissements de formation agricole grâce au développement de plateformes de collaboration entre les employeurs et les établissements de formation agricole, et impliquer davantage les employeurs dans la conception, l’évaluation et l’innovation des programmes.

Citation:

Kaki, R. S., Gbedomon, R. C., Thoto, F. S., Houessou, D. M., Aoudji, A. K., Gandji, K., 2021. Are there any skills and/or qualifications mismatch in the agricultural labour market in Benin?.

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Évaluation du crédit de SIAN’SON Microfinance sur l’efficacité économique des producteurs de maïs au nord Bénin

Le faible accès au crédit agricole est l’une des causes de la faible productivité agricole au Bénin.

Les producteurs de maïs bénéficiaires du crédit de SIAN’SON Microfinance sont techniquement plus efficaces que les non-bénéficiaires.

L’accès aux crédits de SIAN’SON Microfinance améliore l’efficacité économique des producteurs de maïs des départements du Borgou et de l’Alibori au nord du Bénin. En effet, l’efficacité économique des bénéficiaires du crédit (0,74) est supérieure à celle des non-bénéficiaires (0,64).

Un accompagnement du pouvoir public et des partenaires techniques et financiers aux structures financières décentralisées, aujourd’hui actrices du financement du marché de la production agricole au Bénin, nourrirait l’ambition d’atteindre l’ODD 2 d’ici 2030 par le Bénin dans ses cibles prioritaires 1,2 et 3.

Citation :

Awo, S. J. M., Ollabode, N., 2022. Évaluation du crédit de SIAN’SON microfinance sur l’efficacité économique des producteurs de maïs au nord Bénin. International Journal of Accounting, Finance, Auditing, Management and Economics 3(4-3), 315-326.

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Vers une adaptation communautaire indigène au changement climatique : une analyse typologique de l’intégration de l’arboriculture et de l’élevage dans les systèmes de petites exploitations des zones arides du Bénin (Afrique de l’Ouest).

Les connaissances sur l’intégration de l’arboriculture et de l’élevage dans les systèmes de petites exploitations sont nécessaires pour proposer des stratégies efficaces dans le secteur de l’élevage afin de faire face au changement climatique.

Cette étude a identifié quatre types distincts d’intégration de l’arboriculture et de l’élevage dans les zones arides du Bénin. Il s’agit des Systèmes sylvopastoraux traditionnels, les Systèmes sylvopastoraux améliorés, les Petits systèmes agrosylvopastoraux intégrés et les Grands systèmes agrosylvopastoraux intégrés.

Les principaux facteurs qui distinguent ces types de systèmes sont la taille du troupeau, les pratiques d’élevage, le niveau d’intégration de l’élevage à l’agriculture et/ou à la plantation d’arbres/arbustes, la taille de la plantation d’arbres, les champs cultivés et la propriété foncière.

Les principales motivations de l’intégration des arbres dans l’élevage étaient dans 76,5 % des cas la résilience au changement climatique (nourrir les animaux en saison sèche et restauration des terres dégradées) et dans 34,5 % des cas, la sécurité alimentaire et l’augmentation des revenus.

La majorité des agriculteurs enquêtés (73,5 %) utilisaient des traitements endogènes à travers l’utilisation d’arbres pour traiter les maladies de leurs animaux. Par exemple, les feuilles d’Acacia albida et les graines d’Acacia nilotica sont utilisées pour traiter la fièvre aphteuse tandis que les écorces de Pericopsis laxiflora et Parinari curatellifolia sont utilisées en cas de fièvre bovine pasteurellose. Les feuilles d’Annona senegalensis et l’écorce de Mitragyna inermis sont utilisées contre les helminthiases du tube digestif.

Compte tenu de la diversité, des caractéristiques socio-économiques et des raisons qui contribuent à l’adoption des types d’intégration des arbres dans l’élevage dans le monde, il serait intéressant de promouvoir l’adaptation des communautés autochtones au changement climatique afin de contribuer au développement de stratégies durables d’adaptation au climat et d’atténuation dans le secteur de l’élevage.

Citation:

Assani, A.S., Yarou, A.K., Dedehou, N.V.F.G., Worogo, H. S., Baco, M.N., Houinato, M., Alkoiret, I.T., 2022. Towards indigenous community-based adaptation to climate change: a typological analysis of tree-livestock integration in smallholding systems in dryland areas of Benin (West-Africa)

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