Gestion de la diversité de l’igname et du niébé par les agriculteurs de la zone de transition Guinéo-Soudanienne du Bénin

Le maintien et l’utilisation de la diversité génétique des cultures sont importants pour assurer la sécurité alimentaire.

L’importance des variétés parentales d’igname et de niébé influençant l’économie socioculturelle et locale dans un contexte de diversité maintenue ont été analysé au Bénin.

Alors que la diversité est grande, certaines variétés étaient rares, d’autres en passe d’être abandonnés ou déjà perdus.

Les caractéristiques socioculturelles ainsi que les caractéristiques économiques et agronomiques expliquent pourquoi certaines d’entre elles sont encore maintenues. Par exemple, la variété d’igname à maturation précoce Laboko a été plantée par la plupart des agriculteurs pour avoir des tubercules disponibles à temps à des fins religieuses, et certaines variétés spécifiques de niébé ont joué un rôle dans les funérailles des parents.

La diversité de variétés vendues sur le marché et leur disponibilité dans le temps reflètent les stratégies et les pratiques de conservation des agriculteurs.

Les différences de prix du marché entre les variétés sont beaucoup plus faibles pour le niébé que pour l’igname.

Les processus de perte et de déplacement de certaines variétés locales sont décrits et la nécessité pour la conservation est abordée.

La conservation et l’utilisation de la diversité génétique des cultures sont importantes pour garantir l’alimentation la sécurité et la souveraineté alimentaire. Jusqu’à présent, on sait peu de choses sur la façon dont les agriculteurs gèrent cette diversité de l’igname (Dioscorea spp.) et du niébé (Vigna unguiculata) au Bénin et sur la façon dont ils prennent des décisions liées à cette question.

Citation :

Zannou, A., Ahanchédé, A., Struik, P.C., Richards, P., Zoundjiékpon, J., Tossou, R., Vodouhè, S., 2004. Yam and cowpea diversity management by farmers in the Guinea-Sudan transition zone of Benin. NJAS 52, 393–420.

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Vont-ils l’acheter ? Le potentiel de commercialisation des légumes biologiques dans le secteur de la vente alimentaire pour renforcer la sécurité des légumes : une étude expérimentale de choix dans trois villes d’Afrique de l’Ouest

Compte tenu de l’utilisation dangereuse des pesticides de synthèse dans la production maraîchère en zone urbaine en Afrique de l’Ouest, cette recherche a étudié le potentiel de commercialisation des légumes biologiques dans le secteur de la vente alimentaire de Cotonou (Bénin), Accra (Ghana) et Ouagadougou (Burkina Faso).

La production et la commercialisation certifiées biologiques ont été considéré comme une stratégie potentielle pour améliorer la sécurité chimique des aliments.

Les résultats ont montré que la sensibilisation aux risques de contamination chimique était généralement faible.

L’apparence d’un produit était au cœur du choix du fournisseur ; les consommateurs attribuent une utilité similaire au goût et la certification biologique.

Si la production végétale certifiée biologique doit avoir un impact positif sur la sécurité alimentaire en zone urbaine de l’Afrique de l’Ouest, nous suggérons de concentrer les efforts de marketing sur les « élites » instruites qui fréquentent les restaurants.

Cependant, étant donné que les restaurateurs affichaient une préférence moindre pour la certification des produits biologiques que les vendeurs d’aliments de classe inférieure, la situation de la commercialisation est difficile.

Nous concluons donc que la demande du seul secteur de la vente d’aliments n’institutionnalisera pas les mécanismes nationaux de certification ; cela souligne la nécessité d’un engagement public pour faciliter un tel changement

Citation :

Probst, L., Houedjofonon, E., Ayerakwa, M.H., Haas, R., 2012. Will they buy it ? The potential for marketing organic vegetables in the food vending sector to strengthen vegetable safety : A choice experiment study in three West African cities. Food Policy 37, 296–308.

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Que se passe-t-il entre l’accompagnement technico-institutionnel et l’adoption de l’agriculture biologique ? Une étude de cas du Bénin

Le débat actuel sur l’agriculture biologique met l’accent sur la durabilité des systèmes agricoles, les moyens de subsistance et la qualité des aliments sur le plan technique et économique, les facteurs influençant la conversion de l’agriculture biologique.

L’article vise à décrire les facteurs d’adoption associés aux systèmes d’appui technique mis en place pour la promotion de l’agriculture biologique, basée sur une étude de cas au Bénin.

Les facteurs importants qui ont affecté l’adoption de l’agriculture biologique étaient leurs perceptions des caractéristiques de la technologie, les facteurs économiques, l’appui institutionnel aux réseaux d’apprentissage sociotechniques, et le crédit acquis par les organisations non gouvernementales organisme de promotion de l’agriculture biologique.

Les besoins de compétence, d’appartenance sociale, et la sécurité des revenus agricoles agissent comme médiateurs psychosociaux entre l’appui technique et institutionnel et la motivation à se convertir à l’agriculture biologique.

Aux côtés de leurs capacités techniques, la capacité des agriculteurs conseillers pour faire face aux facteurs psychosociaux associés avec les systèmes de soutien institutionnel semble être crucial pour motiver les agriculteurs à adopter l’innovation.

La théorie cognitive de l’évaluation élargie pour traiter les problèmes de sécurité aide à explorer les interfaces entre les institutions système de soutien et l’adoption de l’agriculture biologique.

Citation :

Moumouni, I., Baco, M.N., Tovignan, S., Gbèdo, F., Nouatin, G.S., Vodouhê, S.D., Liebe, U., 2013. What happens between technico-institutional support and adoption of organic farming ? A case study from Benin. Org. Agr. 3, 1–8.

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Vaudou versus comités de pêche : le rôle des institutions traditionnelles et contemporaines dans la gestion des pêches

Nous étudions la coexistence de deux institutions communautaires de gestion des pêches au Bénin : une institution ancrée dans la religion vaudou et une institution laïque récente sous la forme de comités de pêche.

En utilisant les données d’enquêtes auprès des ménages sur les activités de pêche, nous constatons que les règles des deux institutions ont un impact significatif mais faible sur l’utilisation d’engins de pêche non durables.

Nous constatons en outre que les pêcheurs vaudous brisent la règle traditionnelle basée sur le vaudou pour suivre la règle du comité de pêche dans la même mesure que les autres pêcheurs.

Ce constat est cohérent avec une transition possible de l’institution traditionnelle basée sur le vaudou vers l’institution laïque du comité des pêches.

Nos résultats empiriques confirment les preuves qualitatives du rôle de l’institution traditionnelle vaudou dans la régulation des activités de la pêche sur les lacs du sud du Bénin.

Cette étude préconise une approche de gestion intégrée des ressources, où les institutions sont combinées avec des institutions de gestion contemporaines et les technologies.

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour bien comprendre comment ces institutions et leur interaction affectent le comportement de pêche, et quelles sont les implications politiques.

Des recherches futures pourraient examiner plus en détail si d’autres éléments de l’institution traditionnelle basée sur le vaudou (comme l’interdiction pêcher les jours de culte) peut être utilement intégré à la gestion de la ressource, ou si d’autres religions peuvent jouer un rôle dans la gestion des ressources.

Citation :

Alonso, E.B., Houssa, R., Verpoorten, M., 2016. Voodoo versus fishing committees : The role of traditional and contemporary institutions in fisheries management. Ecol. Econ. 122, 61–70.

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Couvert végétal et changement d’affectation des terres au Bénin

Les paramètres de la surface terrestre sont des facteurs importants du système socio-écologique.

Dans le centre du Bénin, l’occupation des sols est soumise à de forts changements, soit dus à des dynamiques saisonnières, soit à des changements rapides d’utilisation des sols.

Pour évaluer les performances de l’occupation du sol et calculer les types d’occupation du sol ainsi que leur transformation, différents ensembles de données de télédétection satellitaire sont utilisés couvrant tout le Bénin avec une faible résolution spatiale et le bassin versant du Haut Ouémé avec une haute résolution.

Jusqu’à 23% de la superficie totale du Bénin est touchée par un ou plusieurs incendies entre 2000 et 2009.

Les taux de croissance démographique élevés sont l’une des raisons des changements rapides d’occupation des sols et d’utilisation des terres, en particulier dans le centre du Bénin. La majorité de la population travaille dans le secteur agricole ou en dépend.

L’analyse des données de télédétection montre clairement la dynamique spatio-temporelle du couvert végétal et de l’occupation des sols au Bénin.

Deux facteurs principaux déterminent le couvert végétal au Bénin : la forte dynamique saisonnière qui est le préalable aux feux de brousse et le taux extrêmement élevé de changement du couvert végétal.

Bien que de vastes zones forestières soient encore présentes, en particulier dans la partie centrale du Bénin, la pression démographique est déjà perceptible à mesure que les gens migrent vers ces régions.

Si la densité de population augmente, la planification des ressources devient de plus en plus nécessaire pour prévenir les conflits et maintenir les services écosystémiques.

Des analyses basées sur des données LANDSAT à haute résolution révèlent que la superficie agricole a augmenté jusqu’à 55 % entre 1991 et 2000. Ces changements d’utilisation des terres sont inégalement répartis dans l’espace et des points chauds sont identifiés.

La perte de savanes et de forêts est détectée par des analyses de séries chronologiques NDVI de données satellitaires à faible résolution.

Les résultats de ces analyses satellitaires constituent la base de la modélisation hydrologique et de l’utilisation des terres ainsi que l’évaluation de l’érosion des sols dans la zone d’étude.

Citation :

M. Judex, J. Röhrig, C. Linsoussi, H.-P. Thamm, G.M. (Ed.), 2010. Vegetation cover and land use change in Benin. In: Impacts of Global Change on the Hydrological Cycle in West and Northwest Africa. Berlin, pp. 257–273.

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Utilisation et connaissances des agriculteurs sur la diversité du pois cajan au Bénin, Afrique de l’Ouest

La compréhension des facteurs qui déterminent l’utilisation, par les agriculteurs, des ressources génétiques végétales est un élément clé non seulement pour concevoir des stratégies de conservation appropriées mais aussi pour promouvoir une production durable. Cependant, le Bénin est limité par les informations disponibles sur les connaissances des agriculteurs concernant les utilisations et la conservation du pois cajan.

Les agriculteurs béninois cultivent principalement le pois cajan pour ses céréales destinées à la consommation domestique.

La tige et les feuilles de pois d’Angole sont utilisées à des fins médicinales pour traiter le paludisme, les étourdissements, la rougeole et les infections oculaires.

Il n’y avait pas d’association significative entre le nombre de variétés détenues par ménage et l’âge du répondant, le nombre d’années d’expérience dans la culture du pois cajan, la taille du ménage, le nombre de membres de la famille engagés dans activités agricoles et le genre.

Les agriculteurs ont utilisé des critères tels que les couleurs des graines, la taille des graines, la hauteur des plantes, les groupes de maturité et le temps de cuisson pour classer leurs variétés. Les variétés à tégument blanc étaient les plus cultivées tandis que les variétés à tégument noir, rouge ou tacheté sont abandonnées et méritent d’être conservés.

Les connaissances sur les usages médicinaux du pois cajan sont transmises verticalement au sein de la communauté et le maintien des variétés du pois cajan au niveau des ménages ne dépend pas de facteurs socioculturels.

Cette étude contribuera à relever la sensibilisation aux diverses utilisations du pois cajan. En outre, il fournit la base pour la conception des stratégies de conservation des ressources génétiques du pois cajan.

Citation :

Ayenan, M.A.T., Danquah, A., Ahoton, L.E., Ofori, K., 2017. Utilization and farmers’ knowledge on pigeonpea diversity in Benin , West Africa. J. Ethnobiol. Ethnomed. 13:37, 1–13.

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Utilisation de variétés locales de riz pour la production du Ablo au Bénin

Ablo est un gâteau à base du maïs qui est cuit à la vapeur. De nos jours, le maïs est de plus en plus remplacé par le riz importé pour préparer du Ablo alors qu’il existe au Bénin des variétés de riz propices à la production du  Ablo.

L’objectif de l’étude est de tester cinq variétés locales de riz pour la préparation du Ablo. Trois parmi trente transformatrices du  Ablo enquêtées à Porto-Novo, Adjarra et Sèmè-Podji ont été choisies pour préparer du Ablo avec les variétés locales BL19, NERICAL20, NERICA2, NERICA6, V82 et un riz importé Warrior (riz de référence).

L’enquête a montré qu’actuellement aucune variété locale n’est utilisée pour préparer du Ablo dans la zone d’étude. Le riz importé Warrior est le plus utilisé avec plus de 76 % des personnes enquêtées.

L’analyse sensorielle sur la qualité organoleptique des Ablo a montré que la texture, la couleur, le goût et l’acceptabilité générale, des Ablo des variétés locales étuvées sont désagréables par rapport Ablo obtenu avec le riz de référence.

Ablo issu de la forme non étuvée des cinq variétés ont été acceptés par les dégustateurs surtout ceux des variétés NERICA6 (70 %), NERICA2 (93,33 %) et V82 (73,33 %) ont été plus appréciés que la référence.

Aucune différence significative n’a été observée entre la luminance, le volume spécifique et le nombre d’alvéoles/cm des Ablo provenant de ces trois dernières variétés locales par rapport à Ablo de référence.

Ces variétés locales non étuvées NERICA6, NERICA2 et V82 permettent de préparer du Ablo de bonne qualité apprécié par les consommateurs.

Ainsi l’adoption de ces variétés locales pour la préparation du Ablo contribuera à la promotion et la valorisation de  riz local.

Citation :

Dansou, V., Houssou, A.P., Soumanou, M.M., Mensah, A., 2015. Utilisation de variétés locales de riz pour la production du Ablo au Bénin. Ann. des Sci. Agron. 19, 575–588.

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Utilisation des feuilles de Moringa oleifera et des asticots comme sources de protéines en remplacement complet de la farine de poisson dans les régimes alimentaires du tilapia du Nil (Oreochromis niloticus)

Dans le monde, l’aquaculture est l’une des systèmes de production de protéine animale. L’augmentation sans cesse de la production aquacole notamment du tilapia nécessite une forte demande en aliments piscicoles et donc des matières premières qui les composent.

Pour l’élevage d’Oreochromis niloticus, un test d’alimentation a été réalisé pendant 42 jours sur des alevins avec cinq régimes expérimentaux isoprotéiques et isoénergétiques dont un témoin (D1) contenant de la farine de poisson, et répondant aux besoins en acides aminés essentiels des alevins d’Oreochromis niloticus. Testé en triplicat, la farine de poisson a été complètement remplacée par des ratios de 3:5, 1:2, 2:5, 1:3 entre les feuilles de Moringa oleifera et les asticots respectivement pour les aliments D2, D3, D4 et D5.

Au terme de l’expérimentation, des différences significatives ont été observées sur les performances de croissance et d’utilisation des aliments entre le régime témoin (D1) et les autres régimes (D2 à D5) sans farine de poisson.

La survie et l’utilisation des aliments ont été significativement affectées par les ratios entre les feuilles de Moringa oleifera et la farine d’asticots dans les régimes testés avec les meilleurs résultats obtenus avec le régime D2 (ratio 3:5).

Le mélange d’asticots et de feuilles de Moringa oleifera peut totalement remplacer la farine de poisson dans les régimes d’Oreochromis niloticus mais l’utilisation d’additifs alimentaires, de phytase et d’un traitement thermique préalable aux matières premières (végétal notamment) augmenterait l’appétibilité et la digestibilité des sources non conventionnelles de protéines utilisées. Tout ceci pour optimiser la biodisponibilité des acides aminés et ainsi la croissance des poissons.

Citation :

Djissou, S.M.A., Tossavi, C.E., Odjo, N.I., Koshio, S., Fiogbe, E.D., 2019. Use of Moringa oleifera Leaves and Maggots as Protein Sources in Complete Replacement for Fish Meal in Nile tilapia (Oreochromis niloticus) Diets. Turkish J. Fish. Aquat. Sci. 20, 177–183.

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Typologie des charcuteries et facteurs déterminant la gestion durable des déchets des charcuteries au sud du Bénin

Le secteur de la viande est reconnu comme l’un des principaux secteurs polluants dans l’industrie agroalimentaire. La viande est l’un des produits alimentaires ayant le plus grand impact environnemental avec la viande de porc qui est un élément clé de l’alimentation humaine

Les boucheries se développent au Bénin avec un nombre d’animaux abattus en augmentation. Ces pratiques d’abattage génèrent plus déchets dont la mauvaise gestion peut constituer un grave danger pour l’environnement et la santé publique.

Afin d’évaluer les impacts environnementaux des charcuteries selon les types de boucheries du sud Bénin, des observations et des entretiens individuels ont été réalisés dans 80 charcuteries sélectionnées au hasard.

Les résultats de l’étude ont révélé trois types de charcuteries qui utilisaient différentes modèles de gestion des déchets.

Les charcuteries de type 1 sont toutes des jeunes salariés n’appartenant à aucune association professionnelle de boucher du porc. Ils n’ont pas de système de gestion des déchets.

Les charcuteries de type 2 sont toutes entrepreneurs ou Charcuterie responsable. Ils sont également affiliés à des sociétés de collecte de déchets pour la gestion des déchets plastiques.

Le type 3 se différencie par leur grand intérêt pour le respect des normes d’hygiène et leur fréquente visite médicale par les professionnels fins.

L’expérience professionnelle ou l’ancienneté dans l’activité de charcuterie, la formation et l’appartenance à l’une des associations professionnelles de boucher sont des variables déterminantes de la gestion des déchets produits par les charcuteries.

Les implications de ces résultats sont discutées en ce qui concerne l’environnement et les stratégies de gestion des déchets pour les charcuteries.

Citation :

Montcho, M., Aboh, A.B., Alassan, S.A., Dayou, E.D., Padonou, E.A., Babatoundé, S., Hornick, J.-L., 2018. Typology of Pork-Butcheries and Factors Determining the Sustainable Pork- Butcheries Waste Management in Southern Benin. Am. J. Environ. Eng. Sci. 5, 104–112.

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Typologie des résidus organiques attirant les mouches et leur utilisation dans le secteur agricole au sud du Bénin

L’utilisation de larves de mouches comme source de protéines pour la volaille et agent de biodégradation de substrats organiques tels que le fumier s’avère être une technologie prometteuse et innovante pour les agriculteurs pauvres en ressources.

L’étude visait à catégoriser les substrats organiques en fonction de leur capacité à attirer les mouches et à produire des larves de mouches, et à discuter de leur utilisation dans le domaine agricole au sud du Bénin.

La plupart des agriculteurs avaient des connaissances limitées sur l’utilisation des larves de mouches pour nourrir la volaille. Certains d’entre eux n’étaient pas conscients du rôle des larves de mouches dans la dégradation des substrats organiques.

Trois utilisations de ces substrats organiques ont été évoquées par les éleveurs : l’engrais organique, la production de larves de mouches et l’alimentation pour la volaille.

Les intestins d’animaux, les carcasses, le fumier de volaille, le fumier de porc ont été mentionnés comme des résidus animaux attirant les mouches et potentiellement adaptés à la production de larves de mouches.

Les résidus végétaux appropriés pour la production de larves de mouches comprenaient des sous-produits agro-artisanaux tels que le son de soja, le son de maïs et le son de sorgho ; malt de brasserie, papaye pourrie, écorce de mangue et banane pourrie.

L’étude suggère que ces différents types de substrats soient évalués pour leur adéquation à la production de larves de mouches et que la qualité des résidus issus de la dégradation par les larves de mouches soit évaluée dans une perspective de reconstitution de la fertilité des sols.

Citation :

Bloukounon-Goubalan, A.Y., Saidou, A., Clottey, V., Chrysostome, C.A.A.M., Kenis, M., Mensah, G.A., 2017. Typology of organic residues attracting flies and their utilization in the agricultural sector in southern Benin. Int. J. Biol. Chem. Sci. 11, 2560–2572.

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